De nombreux incidents liés à la sécurité des données ne trouvent pas leur origine dans les
systèmes centraux. Ils surviennent à travers des tiers comme des fournisseurs, des outils et des
processus de travail qui se trouvent juste à l’extérieur du périmètre de sécurité.
Pendant les périodes de pointe, comme la saison des déclarations fiscales du premier trimestre,
lorsque les cycles d’approbation s’accélèrent et que le volume de documents augmente, ces
transferts à des tiers se multiplient, ce qui accroît le risque de transmissions de fichiers non
sécurisés, de manque de visibilité et de lacunes en matière d’audit.
Les institutions financières sont conscientes de cette menace élargie. Des investissements
importants sont consacrés à la sécurisation des infrastructures, à la gestion des contrôles
d’accès et à la conformité réglementaire. Pourtant, un processus est encore souvent considéré
comme une tâche secondaire plutôt que comme un enjeu de sécurité : la traduction.
Les documents traduits contiennent souvent des données financières sensibles, notamment des
renseignements sur les clients, des contrats et des informations réglementaires. Lorsque ce
contenu quitte les environnements contrôlés, il intègre de nouveaux systèmes et points d’accès
et s’expose à de nouveaux risques qui peuvent échapper à la gouvernance formelle en matière
de sécurité.
Dans le paysage réglementaire actuel et face aux menaces existantes, cette lacune n’est plus
acceptable. La traduction doit être considérée comme faisant partie intégrante du périmètre de
sécurité, protégée du téléversement jusqu’à la livraison, avec la même rigueur que pour tout
autre processus à haut risque.
Les risques liés à la traduction dans le domaine financier
La traduction est plus qu’une simple tâche administrative. Dans les institutions financières, les
documents traduits renferment souvent des informations qui sont parmi les plus sensibles d’une
organisation, comme des renseignements personnels identifiables (RPI), des dossiers
financiers, des contrats, des politiques internes et des informations réglementaires de clients.
Ces documents sont souvent soumis à des règles strictes de confidentialité, des exigences de
gouvernance des données et une surveillance réglementaire.
À la différence de nombreux processus internes, la traduction nécessite souvent que le contenu
soit transféré hors des systèmes centraux. Il arrive parfois qu’on doive téléverser des
documents sur des plateformes externes, les partager avec des fournisseurs tiers ou les traiter
à l’aide d’outils qui échappent aux mesures de sécurité mises en place.
Chacun de ces transferts comporte des risques. Qui dit nouveaux systèmes dit nouveaux points
d’accès, nouvelles autorisations et nouveaux risques d’exposition. Lorsque les processus de traduction ne sont pas formellement encadrés, ces risques peuvent s’accumuler à l’insu de tous,
sans que quiconque y prête attention ou en assume la responsabilité.
En finance, un secteur qui repose sur la confiance, la conformité et la protection des données,
cela rend la traduction particulièrement risquée. Ce n’est pas qu’une étape opérationnelle
supplémentaire. C’est un point où même les contrôles de sécurité les plus rigoureux peuvent se
révéler inefficaces en l’absence d’une conception et d’un contrôle adaptés.
Cela ne signifie pas pour autant que la traduction en elle-même est dangereuse. Lorsqu’ils sont
correctement conçus, les processus de traduction sécurisés et spécialement adaptés aux
environnements réglementés permettent de protéger le contenu à l’aide de systèmes de
cryptage en transit et au repos, de contrôles d’accès basés sur les rôles et de mesures de
gestion et de gouvernance des données clairement définies. Les risques surviennent lorsque la
traduction est gérée à l’aide d’outils génériques ou de processus de travail non contrôlés qui
sortent du cadre de la gouvernance de sécurité établi.
Évaluer rapidement votre processus actuel, ça vous intéresse?
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traduction financière pour découvrir à quoi ressemblent les processus de traduction sécurisés et
prêts pour l’audit dans les environnements financiers réglementés.
Les failles de sécurité dans la traduction qui échappent souvent aux équipes
financières
La source des risques liés à la traduction est souvent multiple. Le plus souvent, ces risques
découlent de petites lacunes dans des processus de travail généralement bien gérés.
Les problèmes les plus courants sont :
- Les transferts non sécurisés de fichiers : les documents partagés par courrier
électronique, à l’aide d’outils de partage de fichiers grand public ou par téléversement
manuel sans cryptage ni contrôle de l’accès.
- Le manque de visibilité sur le traitement des données : absence de clarté quant à
l’emplacement de stockage du contenu, à son mode de gestion ou aux personnes
autorisées à y accéder après sa sortie des systèmes internes.
- L’utilisation d’outils d’IA sans contrôles de sécurité adaptés au secteur financier : plateformes génériques ne disposant pas d’une certification SOC 2 Type 2, d’un
protocole de cryptage de bout en bout et d’une gestion des accès basée sur les rôles,
lesquels sont nécessaires pour les processus financiers réglementés.
- Le manque de vérifiabilité : absence de registre clair indiquant qui a accédé au
contenu, quand il a été traité ou comment il a été sécurisé à chaque étape.
Prises individuellement, ces lacunes peuvent sembler gérables, mais, lorsqu’on les combine,
elles peuvent nuire aux efforts de conformité, compliquer les audits et accroître l’exposition dans
tous les territoires.
Pour les institutions financières, la question n’est pas de savoir si la traduction est sécurisée à
un seul endroit, mais plutôt de s’assurer que la sécurité est maintenue de manière cohérente
tout au long du processus. Assurez-vous que votre fournisseur de services de traduction peut
clairement expliquer la manière dont chacun de ces risques est atténué, documenté et vérifiable
dans ses processus.
L’adoption de l’IA en finance et les raisons pour lesquelles toutes les
solutions d’IA ne se valent pas
Selon une étude réalisée par Fenergo, 93 % des institutions financières prévoient d’adopter l’IA
agentive au cours des deux prochaines années, élargissant ainsi l’utilisation de l’IA à l’ensemble
des processus de travail réglementés. L’adoption de l’IA dans les services financiers s’accélère,
mais l’utilisation accrue ne rime pas forcément avec sécurité renforcée. De nombreuses équipes
se tournent vers des outils d’IA génériques infonuagiques pour accélérer la traduction et
l’analyse, sans se rendre compte que ces outils n’ont pas été conçus pour les processus de
travail financiers réglementés.
Lorsque l’IA n’est pas utilisée dans un environnement contrôlé, les données sensibles peuvent
être exposées à des plateformes qui ne disposent pas de protocoles de cryptage, d’accès basé
sur les rôles ou de pistes de vérifications, ou de mesures de contrôle claires en matière
d’hébergement des données. Sous le regard attentif des autorités réglementaires, ces lacunes
sont difficiles à défendre, en particulier lorsque les institutions ne sont pas en mesure de
démontrer comment les données sont protégées, consultées ou gérées dans les processus de
travail assistés par l’IA.
C’est pourquoi l’IA sécurisée pour la finance doit être spécialement conçue à cet effet. L’IA
destinée au secteur financier doit permettre le chiffrement des données en transit et au repos,
disposer de contrôles d’accès stricts, être vérifiable et faire l’objet de mesures de contrôle
claires en matière d’hébergement des données afin de répondre aux exigences réglementaires,
de confidentialité et de risque opérationnel.
Ce que signifie concrètement une traduction sécurisée
Pour garantir la sécurité des traductions, il ne suffit pas d’ajouter des mesures de contrôle après
coup. Il faut plutôt concevoir des processus de travail qui garantissent une sécurité constante à
chaque étape du processus de traduction.
Au minimum, cela nécessite que la traduction s’effectue dans des environnements contrôlés,
avec des autorisations d’accès clairement définies et des mesures de protection applicables à
chaque étape. Les contenus sensibles ne doivent pas être exposés à des systèmes, des
personnes ou des outils superflus, et la propriété des données doit demeurer en tout temps
entre les mains de l’institution financière.
La visibilité est tout aussi importante. Les institutions doivent savoir où le contenu traduit est
traité, comment il est géré et qui peut y accéder tout au long du processus de travail. Sans cette
transparence, les garanties de sécurité deviennent difficiles à vérifier et encore plus difficiles à
défendre lors des audits ou des examens. Ces mesures de contrôle doivent non seulement
exister, mais aussi être justifiables, clairement documentées, appliquées de manière cohérente
et facilement vérifiables.
Une traduction réalisée de cette manière ne se trouve plus à la périphérie du périmètre de
sécurité. Elle devient un élément intégré et défendable de la stratégie globale de protection des
données de l’institution.
Demandez à votre fournisseur de services de traduction de vous expliquer clairement comment
il utilise, gère et protège ses données, et aussi de vous confirmer où elles sont traitées et qui y a
accès à chaque étape du processus.
La sécurité est un avantage stratégique
Pour les institutions financières, la traduction sécurisée apporte beaucoup plus qu’une meilleure
gestion des risques. Elle facilite les activités à l’international, permet de se conformer aux
obligations réglementaires en toute confiance et contribue à renforcer la fiabilité de l’entreprise.
Lorsque les processus de traduction sont conçus de manière sécurisée dès le départ, les
équipes passent moins de temps à gérer les exceptions, à répondre aux demandes d’audit ou à
mettre en place des mesures de contrôle a posteriori. La sécurité devient un catalyseur plutôt
qu’une contrainte.
À mesure que les organisations financières étendent leurs activités à d’autres marchés, langues
et environnements réglementaires, cette adaptation devient essentielle. Les institutions qui
considèrent la traduction comme un élément essentiel de leur infrastructure de sécurité sont
mieux placées pour agir rapidement sans compromettre leur capacité de contrôle.
Téléchargez le document Pratiques exemplaires relatives à la sécurité des données pour la
traduction financière pour découvrir les processus de traduction sécurisés, y compris les
pratiques exemplaires pour la traduction alimentée par l’IA dans les environnements financiers
réglementés.
Foire aux questions
1. Pourquoi la traduction représente-t-elle pour les institutions financières un risque de
sécurité?
La traduction nécessite souvent que des contenus sensibles soient transférés hors des
systèmes centraux vers des plateformes, des fournisseurs ou des outils d’IA tiers. Sans
protocoles de contrôles, de visibilité et de vérifiabilité cohérents, des failles peuvent apparaître
et affaiblir des mesures de sécurité initialement efficaces.
2. La traduction sécurisée s’applique-t-elle aussi bien aux processus de travail humains
qu’à ceux assistés par l’IA?
Oui. Que la traduction soit effectuée par des linguistes, par l’IA ou selon une approche hybride,
les mêmes exigences de sécurité s’appliquent. La protection doit être assurée depuis le
téléversement jusqu’à la livraison, indépendamment du mode de transmission, de la langue ou
de l’emplacement géographique.
3. Comment les institutions financières peuvent-elles garantir la protection des données
traduites?
Les processus de traduction sécurisés reposent sur des environnements contrôlés, le cryptage
des données en transit et au repos et des autorisations d’accès strictes et offrent une visibilité
totale sur le traitement, la gouvernance et l’accès aux données à chaque étape.
4. Que doivent rechercher les institutions financières chez un fournisseur de services de
traduction sécurisés?
Les fournisseurs doivent pouvoir démontrer qu’ils utilisent des mesures de contrôle de sécurité
documentées, que la propriété des données est clairement établie, que leurs processus de
travail sont vérifiables et qu’ils respectent les exigences réglementaires et de sécurité propres
au secteur financier.
5. How does Apertera support secure translation for financial institutions?
Apertera offre des processus de traduction alimentés par l’IA qui sont spécialement
conçus pour les environnements financiers réglementés. Son infrastructure certifiée SOC
2 Type 2 comprend un chiffrement de bout en bout, des contrôles d’accès basés sur les rôles et
une gouvernance stricte des données permettant de garantir la conformité, le respect des
obligations d’audit et le traitement sécurisé des données financières sensibles.