Le Canada cherche à renforcer ses relations économiques ailleurs qu’aux États-Unis et
accélère la diversification de ses échanges commerciaux.
Selon un nouveau sondage national commandé par Apertera et réalisé par le Groupe
Angus Reid, 85 % des Canadiens jugent important de renforcer les relations
commerciales et économiques avec l’Union européenne. L’appui à la diversification
s’étend au-delà de l’Europe puisque 70 % des personnes interrogées souhaitent que le
Canada accorde une plus grande importance à ses relations commerciales avec
l’Amérique latine et les Caraïbes, puis 58 % avec l’Asie de l’Est et du Sud-Est.
Même si les accords commerciaux peuvent ouvrir les portes de nouveaux marchés, ils
ne préparent pas nécessairement les entreprises à la concurrence.
La distinction entre l’accès au marché et la préparation au marché prend de plus
en plus d’importance. Cibler de nouveaux clients n’est qu’une partie de la stratégie à
mettre en place avant d’accéder à des marchés peu familiers. Les entreprises doivent
composer avec la réglementation locale, comprendre les attentes culturelles et
communiquer efficacement dans différentes langues.
Selon les Canadiens, quels sont les principaux enjeux liés à l’expansion internationale,
et où les entreprises devraient-elles investir pour les résoudre?
L’importance de la préparation au marché
La moitié des Canadiens interrogés (50 %) considèrent que la compréhension des lois,
des règlements et des obligations de conformité en vigueur à l’étranger constitue un
obstacle majeur pour les entreprises qui souhaitent se développer à l’international.
C’est un obstacle dont la complexité dépasse largement la simple formalité
administrative.
Une entreprise qui fait son entrée sur un nouveau marché pourrait devoir adapter ses
contrats, ses documents d’information financière, la documentation de ses produits et
ses communications avec la clientèle afin de respecter les exigences locales. Même si
les informations sous-jacentes restent les mêmes, les différences dans la terminologie,
les cadres juridiques et les pratiques commerciales peuvent engendrer des risques
difficiles à appréhender.
Les technologies permettent d’accélérer la communication multilingue et d’en améliorer
l’évolutivité, mais cette rapidité ne suffit pas à elle seule pour relever ces défis.
L’expertise professionnelle spécialisée demeure importante lorsque l’exactitude, le
contexte et la conformité réglementaire sont en jeu.
Les préparatifs en vue d’une expansion à l’international doivent commencer bien avant
la signature du premier contrat ou l’établissement de la première relation client. Acquérir
dès le départ une bonne connaissance du marché et mettre en place des processus de
travail multilingues structurés peut aider les entreprises à préserver la précision et la
cohérence de leurs communications à mesure qu’elles étendent leurs activités à
d’autres pays.
Dans un contexte d’évolution des relations commerciales du Canada, les entreprises
capables d’anticiper la complexité des activités transfrontalières seront mieux placées
pour saisir de nouvelles occasions d’affaires.
Le Canada est-il prêt à affronter la concurrence mondiale?
Découvrez ce que 1 510 Canadiens pensent de la diversification commerciale, des
défis liés à l’expansion internationale et des capacités dont les entreprises ont besoin
pour réussir.
Au-delà des accords commerciaux : le Canada est-il prêt à affronter la concurrence
mondiale?
Foire aux questions
1. Qu’est-ce qui motive la décision du Canada de diversifier ses échanges
commerciaux?
Les efforts de diversification commerciale du Canada sont le fruit d’une volonté de
renforcer ses relations économiques avec d’autres pays que les États-Unis. Les
résultats d’un nouveau sondage commandé par Apertera et mené par le Groupe
Angus Reid indiquent que 85 % des Canadiens jugent important de renforcer les
relations commerciales entre le Canada et l’Union européenne, tandis qu’une large
majorité se déclare favorable à un rapprochement commercial avec l’Amérique latine et
les Caraïbes (70 %) ainsi qu’avec l’Asie de l’Est et du Sud-Est (58 %).
2. Quels sont les principaux obstacles à l’expansion internationale pour les
entreprises canadiennes?
Selon le sondage d’Apertera et du Groupe Angus Reid, les Canadiens voient les droits
de douane, les procédures de dédouanement et les exigences frontalières (54 %), les
lois, règlements et exigences de conformité en vigueur à l’étranger (50 %), ainsi que la
recherche de partenaires locaux fiables (44 %) comme les principaux obstacles à
l’expansion internationale.
3. Comment les entreprises canadiennes peuvent-elles se préparer à une
expansion à l’international?
Elles peuvent renforcer leur capacité à s’implanter sur les marchés internationaux en se
familiarisant avec la réglementation locale, les attentes des clients et les différences
culturelles avant de pénétrer de nouveaux marchés. Investir dans une expertise
professionnelle, une localisation précise et des processus de travail multilingues
structurés peut aider les entreprises à préserver la cohérence de leurs communications
et à composer avec les exigences complexes propres à chaque territoire.