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Dans les cabinets d’avocats de taille moyenne ou grande, les pertes de revenus constituent une préoccupation grandissante. En moyenne, les avocats ne facturent que 2,9 heures par jour, et seulement 31 % de leurs heures travaillées se traduisent en revenus perçus (Clio, 2024). Ce manque à gagner représente des millions de dollars de revenus non réalisés pour les différents services, groupes de pratique et cabinets.
Les frictions opérationnelles sont l’une des principales causes de ce temps perdu. Les avocats passent souvent de nombreuses heures à organiser des tâches, à chercher des documents, à coordonner des suivis et à s’occuper des traductions.
Aujourd’hui, de nombreux cabinets envisagent de recourir à des méthodes plus structurées pour relever ces défis. Par l’évaluation de la technologie juridique, l’amélioration de la délégation et la rationalisation des flux de travail, ils cherchent à recouvrer le temps non facturé. La recherche montre que jusqu’à 74 % des tâches juridiques traditionnellement facturables pourraient être automatisées à l’aide de l’IA,, including document review, communication, and translation (RunSensible, 2024).
La traduction est l’un des flux de travail les plus souvent oubliés dans ce processus. Pourtant, elle offre l’une des plus belles possibilités de réduire les inefficacités et de récupérer les heures perdues.
Vous découvrirez dans les sections suivantes les aspects opérationnels qui font le plus souvent perdre du temps facturable aux cabinets d’avocats et ce qui peut être fait pour les améliorer.
Les affaires juridiques multilingues entraînent souvent des retards qui réduisent la productivité et qui ont une incidence sur les revenus.
Selon le rapport Legal Department Operations Index 2024 de Thomson Reuters, 75 % des services juridiques internes considèrent la rationalisation des flux de travail et des processus manuels comme une priorité absolue. Malgré cela, de nombreux cabinets continuent à gérer le contenu juridique multilingue en utilisant des systèmes déconnectés et par l’entremise d’échanges de courriels (Thomson Reuters, 2024)
Les longs délais de traduction obligent les juristes à consacrer du temps à des tâches non facturables. En l’absence de processus rationalisés, les équipes se voient obligées de consacrer des heures précieuses à la coordination, au suivi des versions et autres tâches de suivi, au lieu de faire avancer les dossiers des clients.
Pour remédier à ce problème, de plus en plus de cabinets commencent à utiliser des outils d’intelligence artificielle pour améliorer la rapidité et la cohérence. Cependant, les logiciels génériques suscitent des inquiétudes en matière de respect de la vie privée, de sécurité des données et de conformité. Pour les cabinets juridiques, une solution d’IA doit être spécialement conçue pour les flux de travaux juridiques et doit être soumise à des normes strictes de protection des données.
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Remettre la saisie des heures travaillées est synonyme de perte de temps et de revenus.
Pour tous les cabinets, la tenue d’un registre précis des heures de travail est essentielle à la protection de leurs revenus. Toutefois, de nombreux avocats reportent la consignation de leurs heures à la fin de la journée ou de la semaine, ce qui mène souvent à des erreurs et à des oublis.
En effet, on constate que le report de la consignation des heures travaillées occasionne des pertes en heures potentiellement facturables de 25 % à 50 % pour les cabinets (LeanLaw Guide, 2025)
« Les avocats reportent souvent la saisie de leur temps, se fiant à leur mémoire pour reconstituer leur journée. Cette pratique, connue sous le nom de “facturation reconstructive”, augmente la probabilité de sous-facturation et de facturation erronée, ce qui sape la confiance des clients. » — (Accountants Law Lab, 2025)
Les longs délais de traduction peuvent aggraver ce problème. Les délais de livraison des documents multilingues empêchent souvent les juristes de saisir en temps réel leurs heures travaillées. Et lorsque la traduction arrive en retard, il leur est parfois impossible d’enregistrer leurs heures passées sur ce dossier, ce qui entraîne des pertes de revenus.
Pour remédier à cette situation, les cabinets mettent en place des politiques de comptabilisation des heures le jour même et adoptent des outils automatisés de consignation du temps qui suivent l’activité en temps réel, invitent les avocats à enregistrer leurs heures et évitent de recourir à la saisie manuelle des heures travaillées.
Les tâches routinières sapent petit à petit la productivité.
Les avocats consacrent une grande partie de leur journée à des tâches qui ne génèrent aucun revenu, comme vérifier l’état des documents, répondre aux courriels internes, mettre en forme les fichiers et gérer les étapes de prise en charge des dossiers. Une grande partie de ce travail pourrait être normalisée, automatisée ou déléguée. Dans le cas contraire, un temps précieux est perdu. Ces interruptions ralentissent l’avancement des travaux juridiques et réduisent les taux de rentabilité.
Une étude du McKinsey Global Institute a montré que les professionnels consacrent jusqu’à 28 % de leurs heures de travail par semaine à consulter leurs courriels et à y répondre et à des tâches de coordination administrative plutôt qu’à des tâches profitables (McKinsey, 2012). D’autres études montrent qu’il faut parfois jusqu’à 23 minutes pour retrouver sa concentration après chaque interruption (Université de Californie à Irvine).
Les processus de traduction sont une source fréquente de lenteur administrative. En l’absence d’un système centralisé de prise en charge et de suivi des dossiers, les avocats s’occupent souvent eux-mêmes de la délimitation du champ d’application, des suivis et de la gestion des versions. Il en va de même pour d’autres tâches routinières, comme l’intégration, les mises à jour de statut et le formatage. Lorsque les ressources de soutien sont limitées ou que les processus manquent de cohérence, des heures facturables sont perdues.
Une mauvaise gestion des versions est source de révisions et de risques.
Pour de nombreux flux de travaux juridiques, l’incohérence des pratiques de gestion des versions des différents documents accroît les risques et les révisions. Dans les dossiers de fusions et acquisitions, de litiges et de relevés réglementaires, même de petites divergences entre les différentes versions peuvent entraîner des retards d’exécution, des litiges ou des erreurs. Sans gestion centralisée des versions, les équipes perdent du temps à localiser le fichier le plus récent, à faire concorder les modifications ou à corriger la mise en forme.
Dans les territoires bilingues comme le Québec, la gestion des versions devient encore plus complexe. Les erreurs de synchronisation des versions française et anglaise d’un même document peuvent entraîner pour les cabinets d’avocats des risques de non- conformité, des retards ou des problèmes de mise en application (Stikeman Elliott, 2023)
Les procédures de traduction sont souvent une source de fragmentation supplémentaire. Les modifications apportées à la version anglaise ne sont pas toujours transposées dans la version française, ce qui nécessite des vérifications manuelles ou des retraductions complètes. Ces situations entraînent des retards, l’alourdissement du fardeau administratif et une perte de confiance dans l’exactitude des documents.
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Les avocats consacrent trop de temps à des tâches de faible valeur.
De nombreux avocats travaillant dans des cabinets canadiens de moyenne ou de grande taille se voient confier des tâches qui ne font pas appel à leur expertise. Les tâches comme la coordination des traductions, la mise en forme des contrats bilingues, le suivi des modifications apportées aux documents et l’intégration ne font pas partie de la chaîne de valeur principale, ce qui entraîne une utilisation sous-optimale des juristes et une réduction des revenus.
Selon le rapport 2024 2024 State of the Canadian Law Firm Market du Thomson Reuters Institute, 29 % des cabinets affirment que les avocats consacrent trop de temps à des tâches administratives plutôt qu’à des travaux juridiques,juridiques, tout juste derrière les difficultés de recrutement et de fidélisation du personnel juridiqueThomson Reuters Institute, 2024Cela met bien en évidence le coût de renonciation lié au fait de ne pas affecter les professionnels de grande valeur à des tâches de contact direct avec les clients.
Moyens d’améliorer l’utilisation des avocats :
La récupération des heures facturables n’est pas seulement une question de respect des directives par les avocats. Elle exige la mise en place d’une structure, de flux de travaux efficaces, de rôles clairement définis et d’une technologie qui allège le fardeau administratif. Chaque goulet d’étranglement opérationnel est source de pertes de revenus et affecte la rentabilité.
Selon l’étude 2025 EY Law General Counsel Study, 75 % des services juridiques sont en cours de perfectionnement ou de renforcement de leurs stratégies de technologie et de données juridiques, et considèrent qu’il s’agit là d’un impératif stratégique, même dans un contexte de contraintes budgétaires et de perturbations externesEY Law GC Study, 2025)
Les cabinets qui se concentrent sur les améliorations opérationnelles, plutôt que de compter uniquement sur les efforts individuels, sont plus susceptibles de recouvrer le temps facturable perdu, d’améliorer leurs taux de rentabilité et de construire un service juridique résilient et efficace.
Le report de la comptabilisation des heures travaillées, les tâches administratives manuelles, la coordination inefficace des traductions et le manque de cohérence dans la gestion des versions, surtout pour les affaires multilingues, sont souvent une source de perte de temps.
Soyez à l’affût de signes comme les retards d’exécution, les révisions à répétition ou l’attribution de tâches de gestion de traductions à des juristes. Il s’agit là d’indicateurs de pertes de revenus associées à l’inefficacité des flux de travaux.
Non. Elle réduit le travail non facturable et permet aux juristes de rediriger leurs efforts vers des tâches profitables.
Oui, mais leur rôle devrait se limiter à des fonctions de vérification et de surveillance. L’essentiel du processus peut être confié à une solution technologique, leur permettant ainsi de se consacrer à des tâches juridiques stratégiques.
Commencez par procéder à l’examen en profondeur de vos processus. La liste de contrôle d’optimisation des heures facturables vous aidera à cerner les lacunes et à privilégier les mesures à effet rapide.
Si vous pouvez déceler ne serait-ce qu’un seul de ces goulets d’étranglement dans vos flux de travaux, il est temps de passer à l’action.
Recouvrez vos heures facturables. Augmentez vos marges bénéficiaires. Et réorientez vos juristes vers les tâches qui comptent le plus.